On a testé : la descente des gorges de l’Ardèche en canoë

Blog 15/08/2025 2 min read

30 km, 2 jours, un bivouac au milieu d’un décor sauvage

Quand on parle de descente en canoë, l’Ardèche revient souvent comme une évidence. Entre falaises calcaires, eau claire et nature préservée, c’est un petit bout d’aventure accessible à tous. On a voulu voir par nous-mêmes si la réputation tenait ses promesses.

Les différentes descentes possibles

La rivière propose plusieurs formats selon le temps et l’énergie disponibles :

  • Les petites boucles de 6 à 12 km, idéales pour une demi-journée.
  • La descente intermédiaire de 24 km sur une journée, qui offre déjà un bel aperçu des gorges.
  • La grande classique de 30 à 32 km, à faire en une grosse journée… ou en deux jours avec nuit en bivouac au cœur de la réserve naturelle.

C’est cette dernière que nous avons choisie : deux jours de navigation et une nuit sous les étoiles, histoire de profiter pleinement du paysage.

Premiers coups de pagaie

On embarque à Vallon-Pont-d’Arc, passage obligé sous le célèbre arc naturel. Le courant est assez tranquille au début, ce qui permet de trouver son rythme et d’observer les falaises qui se resserrent peu à peu.

Les rapides : juste ce qu’il faut d’adrénaline

La descente est ponctuée de petits rapides aux noms pittoresques : le Charlemagne, la Dent Noire… Rien de dangereux si on reste concentré, mais assez pour réveiller les bras et éclabousser les passagers avant. Chaque passage donne lieu à son lot de rires, de cris, et parfois… de baignades imprévues.

Le bivouac : déconnexion totale

En fin d’après-midi, on rejoint l’aire de bivouac, accessible uniquement par la rivière. Pas d’électricité, pas de réseau : juste des tentes, des lampes frontales et un ciel étoilé d’une rare pureté. Les cris des chouettes remplacent les bruits de la ville, et on se sent vraiment coupés du monde.

Jour 2 : au cœur de la réserve naturelle

Le lendemain, le décor devient plus sauvage encore. Les hautes falaises plongent dans l’eau, on croise hérons et libellules, et parfois un castor discret. Les rapides se succèdent jusqu’à l’arrivée à Saint-Martin-d’Ardèche, avec cette sensation de flotter dans un autre temps.

Verdict

La descente des gorges de l’Ardèche en 2 jours est plus qu’une activité sportive : c’est une immersion dans un environnement exceptionnel. On revient les bras un peu fatigués, mais avec l’impression d’avoir vécu une vraie petite expédition, accessible, dépaysante et inoubliable.

A découvrir aussi dans ce secteur

Perché à plus de 200 mètres au-dessus de la rivière, il offre un panorama spectaculaire sur les gorges : le belvédère d’Autridge
C’est également le point de départ du grand rappel d’Autridge, une descente vertigineuse pour amateurs de sensations fortes.

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